Qui suis-je

 

Je suis né au Sénégal, et j’habite à Aubervilliers. Je suis diplômé de l’École Centrale de Paris et ancien élève de l’École Nationale de l’Administration (promotion Aristide Briand 2008). J’ai d’abord travaillé pendant dix ans dans le secteur privé (conseil en management et en informatique), avant d’entrer au service de l’État (direction du budget, conseil d’État et conseiller ministériel). Les 10 premières années m’ont permis de travailler dans de nombreuses entreprises privées.

J’ai ensuite voulu me mettre au service de la France qui m’a permis de réussir, par reconnaissance d’abord, en tentant le concours de l’ENA. Nombreux sont ceux qui m’avaient dit que ce n’était pas fait pour moi. J’ai persévéré et travaillé dur : je voulais servir l’intérêt général et aussi montrer à tous nos jeunes qui doutent qu’ils peuvent TOUT réussir s’ils croient en eux. Je ne suis pas un énarque comme ceux qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche et pour qui tout était écrit d’avance avec facilité.

Après l’ENA, j’ai été affecté au ministère du budget puis au Conseil d’Etat. J’ai été ensuite conseiller de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2012 à 2014 : j’ai ainsi œuvré de toutes mes forces pour que le projet de pôle universitaire Condorcet se fasse à Aubervilliers et j’ai eu le soutien très fort de feu Jacques Salvator, ancien maire d’Aubervilliers.

J’ai ensuite conseillé Christiane Taubira de 2014 jusqu’à sa démission en janvier 2016. J’ai géré pendant tout ce temps le budget de la Justice (8,5 milliards d’euros) et siégé avec elle pendant des jours et des nuits à l’Assemblée nationale et au Sénat pour augmenter le budget du ministère au moment des attentats de 2015.

Politiquement, j’ai milité au Parti Socialiste puis aidé à rénover la gauche sociale-démocrate à Terra Nova jusqu’en 2012. J’ai commencé à militer parce que je ne supporte pas les inégalités. J’ai d’ailleurs vécu le racisme sous toutes ses formes : contrôle au faciès, insultes dans la rue, refus d’entrer en boîte, difficulté à obtenir un stage ou à trouver un premier emploi en étant pourtant jeune diplômé d’une grande école d’ingénieur.

J’ai adhéré au mouvement En Marche en 2016, séduit par l’idée d’inventer un mouvement citoyen avec un jeune leader d’un talent et d’une empathie hors normes : Emmanuel Macron. Nous étions peu, mais nous étions convaincus que le moment est venue de transformer profondément la politique et le pays. J’ai créé un comité local à Aubervilliers en novembre de la même année, avant de me voir confier la responsabilité d’En Marche ! Seine Saint-Denis (plus de 7500 adhérents) début 2017.

Je suis fier d’avoir contribué à l’élection d’Emmanuel Macron et je me réjouis tous les jours de nos succès collectifs. Il m’a investi le 6 avril parmi les 14 premiers candidats aux législatives, qu’il considère comme des exemples de la nouvelle génération politique qui entend changer les visages, les usages et les logiciels périmés de la politique. 27% des électeurs d’Aubervilliers et de Pantin m’ont placé en tête au premier tour des législatives de 2017. Au second tour, les électeurs ont préféré envoyer un « insoumis » à l’Assemblée nationale. Je reste fier de la confiance que les électeurs m’ont accordée et je continue le combat avec La République En Marche pour sortir la Seine-Saint-Denis de décennies d’errements et redonner espoir à nos jeunes qui veulent réussir.

LeMonde.fr-Alexandre-Aïdara